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La Fondation, créée le 20 octobre 1990, par décret pris au Conseil d'État et placée sous le Haut Patronage du Président de la république, a pour mission de pérenniser la Mémoire de la Déportation et de l'Internement engendrés par les systèmes totalitaires nazis et japonais entre 1933 et 1945.

Le devoir de mémoire qui est le sien passe par la lutte contre tout oubli et toute falsification de ce que furent le système concentrationnaire et les crimes commis par les nazis et les japonais à l'encontre des peuples soumis à leur domination.
Cette lutte peut prendre un caractère juridique si besoin est, ainsi les statuts de la Fondation, approuvés par le ministère de l'intérieur, puis par la Conseil d'État, précisent dans son article 10.


Depuis 1996, la Fondation s'est portée partie civile, aux côtés des associations et fédérations d'anciens déportés, des associations défendant spécifiquement les droits de l'homme, contre des personnes remettant en cause la réalité des crimes commis par les nazis.

LA FONDATION S'EST PORTÉE PARTIE CIVILE DANS LES ACTIONS JURIDIQUES SUIVANTES CONTRE LE NÉGATIONNISME :

1996
La Fondation partie civile (aux côtés des associations d'anciens déportés) contre Monsieur Faurisson pour un communiqué adressé à l'AFP le 19 avril 1996.

1997
La Fondation partie civile (aux côtés de la LICRA et de plusieurs associations ou fédérations d'anciens déportés) contre Jean-Marie Le Pen au sujet de son interview donné au New Yorker le 28 avril 1997.

La Fondation partie civile (aux côtés de plusieurs associations ou fédérations d'anciens déportés) contre Jean-Marie Le Pen au sujet de ses propos publics tenus à Munich le 5 décembre 1997.

La Fondation partie civile (aux côtés de l'UNDVIG et de la LICRA) contre Monsieur Guionnet directeur de publication de la revue Révision

La Fondation partie civile contre Monsieur Villemarest au sujet de ses propos tenus sur Radio Courtoisie en mars.

1998
La Fondation partie civile (aux côtés des fédérations) contre Monsieur Faurisson au sujet de ses écrits diffusés sur internet.

La Fondation partie civile contre Messieurs Roger Garaudy et Pierre Guillaume.

1999
La Fondation partie civile (aux côtés d'autres associations d'anciens déportés) contre Monsieur Munch pour des propos tenus sur France-Inter en octobre et novembre 1998.

2000
Au premier semestre 2000, une lettre a été envoyée aux coordinateurs d'histoire et de géographie sous le timbre d'une " Fondation Mémoire et Vérité de la Déportation " sise à l'Hôtel des Invalides,
Fondateur : Paul CELMAR (anagramme de Marcel PAUL)

Présidente : Lucienne CARUBA pour Lucie Aubrac, Cette lettre accompagnait un document négationniste diffusé depuis la Belgique par Vincent Reynouard. La Fondation s'est portée partie civile contre Reynouard.
Avant Noël, une seconde lettre de mise en garde contre les négationnistes , à en tête cette fois de la "Fondation pour la Mémoire de la Déportation , de ses Martyrs et de ses Héros" , imitant le, logo et la typographie de la Fondation et la signature de la Présidente diffusait dans les établissements scolaires , depuis le bureau de poste de Daumesnil dans le 12e arrondissement de Paris, deux livres d'un dénommé BOISDEFEU reprenant des thèses négationnistes. La Fondation a porté plainte.